Au sens le plus large, la musique est l'art consistant à arranger et ordonner les sons et les silences au cours du temps : le rythme est le support de cette combinaison temporelle, la hauteur celle de la combinaison fréquentielle, etc.

Word musique et les artisites malgache


Word music : les artistes malgaches
D'Gary, Justin Valiha, Njava, Régis Gizavo, Rajery, Tarika Be ... qui ont déjà parcouru le monde, la richesse musicale de la Grande île est considérable.
Qu’est ce que nous entendons d’abord par «world music».

Elle se veut une musique contemporaine, qui a vocation à être largement diffusée au niveau mondial. Elle prétend exprimer la diversité des musiques populaires par les moyens techniques les plus modernes ou s’en inspirer en les mixant.
La world music est destinée principalement à un public censé défier les frontières, curieux des choses du monde, ouvert aux autres, en quête d’exotisme, de dépaysement au sens strict du terme, bref un public contemporain d’une mondialisation sans contraintes.
Terme ambigu, il désigne tantôt des musiques «ethniques», tantôt un métissage planétaire. C’est grâce à cette ambiguïté que se retrouvent et se perdent, autour de la world, les différents partenaires, producteurs, distributeurs, chercheurs, publics…
La chaîne est complexe, les interactions et leurs enjeux diffèrent selon les acteurs considérés. La world music, c’est une part de marché qui représente, en 1996, plus de 12% des ventes en magasin pour l’Europe.
Ce sont près de 250 000 titres disponibles, dont environ 10 000 nouveautés chaque année (Aubert 1997). Le panneau indicatif «Musiques du monde» désigne un espace où chacun pourrait trouver ce qui n’est pas classique, jazz, rock, pop..., ou ce qui est du monde, des mondes, d’un monde lointain dans le temps, dans son espace géographique, par ses pratiques.
Label commercial servant à classer un produit, elle concerne à ce titre les producteurs, les diffuseurs, des publics, des musiciens.
C’est aussi un mouvement qui entend s’approprier ou s’affilier à toutes les musiques du monde, traditionnelles, populaires, exotiques. À ce titre, elle intéresse les musiciens, les sociologues et interpelle les ethnomusicologues.
Définition d'après le quotidien L'express de Madagascar

À Madagascar, l'expression  « Nul n'est prophète dans son pays » est devenue le slogan pour distinguer certains artistes qui ont décidé de concevoir leur carrière musicale à l'étranger.
Kabôsy
Ainsi à partir des années 80, la Grande île se transforme en une nouvelle destination, en parlant de world music. Du sud au nord, la musique malgache est souvent fusionnée avec les propres inspirations des artistes, en majorité des autodidactes. Il est vrai qu'ils sont bourrés de talent, et ce n'est pas par hasard si deux chanteurs et trois groupes ont déjà gagné le prix Découverte RFI (Radio France internationale).
De fait, le kabôsy, la valiha, la marovany sont des instruments donnant une sonorité spécifique à la musique de la Grande île.
Si la capitale apparaît depuis longtemps comme un creuset de toutes les traditions musicales malgaches, la plupart des musiciens, même les plus connus, restent pauvres à cause du piratage.

Ce fléau représente plus de 90% des ventes de cassettes. Ils n'ont guère les moyens de circuler dans le pays, la seule solution étant souvent l’avion, dont les tarifs ne sont accessibles qu’à la grande bourgeoisie locale et aux étrangers.
Madagascar est en 2003 l’un des pays du monde dont le réseau de communication terrestre est le plus sinistré. L’enclavement de la plupart de ses régions, ajoutant l’isolement territorial à l’insularité, explique paradoxalement la pérennité d’une extraordinaire diversité culturelle et musicale, même si elle est tempérée par l’essor de l'audio-visuel.
Dans toutes ses modernités aux rythmes typiquement made in Madagascar, la world music est apparue comme la seule issue pour construire une carrière internationale.